mercredi 19 juin 2013

Ambiance locale

 Les lieux et les moments les plus riches en ambiances et en couleurs locales sont bien souvent inaccessibles à l'objectif de notre appareil.

Prenons par exemple, l'immense marché où nous allons faire le plein de fruits pour la Casa Hogar : marché Manzanilla. Un des lieux les plus bons marchés de Lima, ou les vendeurs des autres marches viennent acheter de quoi garnir leurs propres étalages.
Ici les étalages sortent directement des camions. Et chaque camion a sa spécialité... Arrive un camion rempli a raz bord de bananes. On le gare, ouvre la porte arrière et un stand de bananes s'ouvre la remorque même du camion.
Les étalages de patates sont impressionnants pour nous français qui ne connaissons que 3 ou 4 espèces de pommes de terre. Les péruviens se vantent de cultiver plus de 200 espèces de papas. Quand toutes ces espèces de patates sont étalées les unes a cote des autres, nous sommes vite perdus.

Hélas, impossible de sortir un appareil photo dans ce Capharnaüm !... Le quartier est particulièrement difficile.
Les photos ci-dessous sont prises du bus.
Malgré tout, elles donnent une idée de l'ambiance générale.

Au milieu des stands en gros (en arrière plan un arrivage de fines herbes), des marchands distribuent leurs lots de rafraîchissements.
Les moto-taxis transportent les énormes sacs de victuailles.
Les camions, les caisses qui s'empilent, les brouettes chargées...



Aussi, difficile de rendre en photo l'ambiance incroyable des bus locaux où nous nous entassons chaque matin.
Zigzagant à toute vitesse dans le trafic encombré de Lima, ces bus en plus ou moins bon état s'arrête à chaque coin de rue où un piéton les appelle de la main. Génial quand on est à la place du piéton : pas la peine de rejoindre l'arrêt officiel pour pouvoir descendre ou rentrer dans le bus. Pour les autres voitures alentour c'est autre chose : le bus est un vrai danger public, qui se rabat sans prévenir à toute vitesse, qui déboîte à droite à gauche ; tout cela très habilement et avec des réflexes sur-entraînés.
Impressionnant.

A l'intérieur, on valse dans tous les sens en s'accrochant aux rampes en espérant de vite récupérer un siège.
Les sièges aussi, c'est un vrai sketch !! Parfois toute la mousse et la housse ont disparu : il ne reste plus que la carcasse métallique ; parfois le dossier est tellement détendu que le siège devient un vrai transat : parfait pour roupiller ! Moins sympa pour le voisin de derrière...

Le tout sur des rythmes de salsa locale !!



Dans les  bus, il y a toujours un chauffeur et un cobrador : ce dernier est chargé de faire payer, et d'alerter en criant Baja ! Baja ! le chauffeur quand il y a des gens qui veulent descendre, ou monter...etc. A chaque arrêt, il sort, et en tapant sur la carrosserie, il crie son lieu de destination pour arriver à remplir son bus.

En nous promenant dans les rues et en admirant les chefs d'oeuvre des électriciens locaux, nous avons souvent une pensée pour oncle Edouard. Si si ! Nous avons trouvé ici des installations électriques plus compliquées que celle des Champs !...


Les rues sont parsemées de petits vendeurs : cireurs de soulier, couturiers, rémouleurs, mini-restau... C'est génial à regarder : avec ingéniosité ils rentabilisent le moindre espace de leur échoppe sur roulettes.
Chaque soir, ils repartent en tirant leur petite boutique.
Ci-dessous, un cordonnier.

Au coin d'une rue, des dames originaires des montagnes ont gardé leurs tenues traditionnelles !




2 commentaires: