samedi 20 avril 2013

Fin des vacances sur une touche préhistorique

Fin de notre semaine de vacances : 
après les festivités de la Semaine Sainte à Ayacucho...
après la découverte de Vilkashuaman, ces superbes constructions incas, son église coloniale, 
après le lac paradisiaque et les bains incas,
nous prévoyons d'aller randonner dans les hauteurs sur les traces d'une drôle de plante, de la famille des broméliacées (comme les ananas et les palmiers), qui daterait de l'époque préhistorique :
LA PUYAS.
Drôle de but pour une randonnée ;)
Mais cela valait le détour !

Au pied du parc, nous trouvons dans le village de Vischongo, une auberge rustique et accueillante où nous passons deux nuits. On est à plus de 3000 mètres : les températures baissent sérieusement la nuit !
Les alentours du village sont splendides : de petites chacras entourées de cactus et d'aloes, de grands bosquets d'eucalyptus embaument l'air !

Les alentours du village de Vischongo




Quelques photos de l'auberge toute rustique où nous avons deux nuits dans le silence profond des montagnes. Le bonheur !!! On est loin de Lima avec ses avenues qui ne déchargent pas de la nuit....

Petit-déjeuner au coin du feu !


Notre hôtesse avec le chapeau traditionnel du coin : pas une femme des villages ne se balade sans lui !

C'est parti : au petit matin, nous prenons la direction du parc Titankayoq réputé pour la densité des fameuses plantes préhistoriques : les puyas.
Après une heure et demi de marche d'approche au milieu des eucalyptus, nous arrivons à l'entrée du parc signifié par un panneau. On est déjà bien haut ! L'air commence à manquer ;)
C'est drôle car les montagnes restent très vertes, des troupeaux se baladent sur les hauteurs sans paraître gêner en rien par l'altitude. 



Après quelques heures, nous voici au milieu des puyas



Un petit monsieur nous explique que les puyas sont tellement denses ici qu'ils deviennent dangereux pour les troupeaux. En effet, les bêtes se coincent et accrochent leur pelage dans les feuilles ultra dures et parsemées d'épines en forme de crochets des puyas. Elles ne peuvent plus s'en détacher. Plus elles tirent, plus elles y sont solidement accrochées.
Pour éviter cela, les bergers brûlent la base des puyas. D'où leurs troncs noirs et calcinés.
Le feuillage aux crochets en question






Un puyas ne donne qu'une seule fleur dans toute sa vie !
Une fois que cette unique fleur a fleuri, la plante meurt.
Cette fleur est gigantesque : elle peut aller jusqu'à 10 mètres de hauteur.

Hélas, il n'y avait à cette époque que des fleurs fanées...
Impressionnant malgré tout !
L'immense fleur (fanée ici) de la puyas






Au sommet



Vue superbe sur les champs au fond de la vallée, les pâturages et leurs troupeaux.

PARFAITE FIN DE BALADE : bain de pied dans l'eau glacée du torrent 

A la recherche de la pépite !
FIN DES VACANCES !..

1 commentaire:

  1. superbes photos, comme d'habitude !
    en fait avec les vaches et les ânes vous être un peu à Montromand... =)

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